Présence aux votes qui engagent
votes exprimés ÷ scrutins où le député pouvait voter
Le numérateur compte les « pour », « contre » et « abstention »
explicitement enregistrés. Le dénominateur se forme par deux
retraits, qui répondent à deux objections différentes :
D'abord les scrutins tenus hors du mandat :
9 députés en exercice sont entrés en cours de
législature, et leur taux serait faussé s'il portait sur
245 scrutins qu'ils n'ont pas pu voter. Ensuite les
non-votants structurels — un membre du Gouvernement, le
président de séance et le président de l'Assemblée ne peuvent pas
voter, et la source le dit explicitement, motif par motif : ce ne
sont pas des absences. Le perchoir, en particulier, empêche de voter
presque tous les scrutins d'une législature : compter ces
non-votes comme de l'absentéisme revenait à donner la présidente de
l'Assemblée pour la députée la moins assidue, ce que ce site a fait
jusqu'à sa correction.
Ce dénominateur est unique sur tout le site. C'est une règle et
non une évidence : les fiches ont un temps refait cette division
de leur côté en oubliant le second retrait, ce qui donnait deux chiffres
différents pour la même mesure — jusqu'à 12,5 points d'écart, sur 44
députés. Le nombre affiché sous chaque taux est celui qui a réellement
été divisé, et la fiche nomme les retraits quand il y en a.
Un député dont la source ne contient aucun vote nominatif
n'obtient pas 0 % : il obtient une case vide et une phrase qui
décrit la lacune. Une absence de donnée n'est pas une absence de vote.
Écart à la ligne de son groupe
votes contraires à la position majoritaire ÷ scrutins où le groupe avait une position majoritaire
La « ligne » n'est pas déclarée par les groupes : nous la déduisons.
Pour chaque scrutin, c'est la position qui réunit plus de la moitié
des suffrages exprimés du groupe. Quand aucune position n'y parvient,
le groupe était partagé : ce scrutin sort du dénominateur. Il
n'y a pas de ligne à enfreindre, donc rien à compter — ni dissidence, ni
conformité.
C'est ce qui distingue un député discipliné d'un député dont le groupe
ne se prononce jamais. Les deux auraient 0 % avec un calcul naïf.
Taux d'accord entre deux députés
scrutins où les deux ont voté pareil ÷ scrutins où les deux ont exprimé un vote
Le dénominateur est propre à chaque paire, et il est affiché à chaque
fois. Les scrutins où l'un des deux n'a pas voté sont écartés, pas
comptés comme des désaccords : ne pas voter n'est pas voter contre.
Sous 30 scrutins en commun, nous n'affichons aucun taux — un
pourcentage calculé sur une poignée de votes est un accident
d'échantillon. Voir la page « Qui vote avec
qui ? ».
Position estimée à partir de ses votes
modèle de points idéaux, 500 rééchantillonnages pour l'intervalle
C'est la mesure la plus technique du site, et celle qui demande le plus
de précautions. L'idée : chercher le classement des députés sur une
ligne qui prédit le mieux leurs votes. Chaque scrutin y devient
une frontière, et chaque député une position par rapport à ces
frontières. Le modèle est estimé sur les seuls votes qui engagent.
Le modèle ne connaît aucune étiquette politique. Il ne sait pas
qui siège dans quel groupe, ni ce que veulent dire « gauche » et
« droite ». Que l'axe qu'il trouve ressemble à un clivage connu est un
résultat, pas une hypothèse — et c'est pourquoi nous ne le
nommons jamais ainsi. Nous situons par des repères mesurés : « entre
la médiane du groupe X et celle du groupe Y ».
Un rang ne se lit jamais sans son intervalle. Un député ayant peu
voté a une position mal déterminée. Nous rééchantillonnons les scrutins
500 fois pour obtenir un intervalle, et chaque fiche indique
combien d'autres députés ont un intervalle qui recouvre le sien. Quand
deux zones se recouvrent, l'ordre entre les deux n'a pas de sens.
Le rééchantillonnage se fait par séance entière, et non scrutin par
scrutin. C'est une précaution contre un excès de confiance :
les scrutins d'une même séance portent sur le même texte, dans le même
rapport de force, et se ressemblent bien plus que deux scrutins tirés au
hasard dans la législature. Les tirer un par un reviendrait à traiter
245 votes comme 245 observations indépendantes
alors qu'ils forment 173 paquets — et à publier des intervalles
trop serrés, donc des classements trop assurés. Le dossier législatif
serait un meilleur niveau de regroupement encore ; l'open data ne le
renseigne pas.
Nous ne retenons qu'une seule dimension. Un second axe n'est
ajouté que s'il prédit mieux des votes que le modèle n'a pas vus, ce qui
se teste — et ne se suppose pas. C'est aussi la raison pour laquelle ce
site ne publie pas de « carte politique » en deux dimensions : la
seconde dimension serait décorative, et elle serait lue comme
significative.
Cohésion d'un groupe
taux d'accord moyen entre toutes les paires de députés du même groupe, en exercice
Un groupe de quatre députés et un groupe de quatre-vingt-dix ne
produisent pas des moyennes également stables. Les effectifs accompagnent
donc toujours la mesure. Les non-inscrits (NI) ne sont pas un groupe et
n'ont pas de ligne : leur « cohésion » n'a pas de sens, et ils sont
exclus des comparaisons entre groupes.
Le périmètre du calcul est celui de l'effectif affiché à côté.
La cohésion a un temps été calculée sur tous les députés ayant siégé
depuis 2024, y compris les partis, à côté d'un effectif ne comptant que
ceux en exercice : deux chiffres qui ne parlaient pas de la même
Assemblée, pour un écart allant jusqu'à 0,8 point. Les deux portent
maintenant sur les mêmes personnes.
Accord entre deux groupes
deux conventions, publiées ensemble — voir la page « Qui vote avec qui ? »
Il n'existe pas un accord entre deux groupes. Il en existe
deux, selon ce à quoi l'on donne le même poids : la moyenne des
taux de paires, où chaque binôme compte pour un quel que soit le
nombre de scrutins qui l'a mesuré, et le taux agrégé, qui rapporte
tous les votes concordants à tous les votes communs et fait donc peser
davantage les binômes les plus longuement observés.
Les deux sont justes, elles répondent à deux questions différentes, et
elles s'écartent de plusieurs points. Le tableau des groupes affiche
l'une ou l'autre au choix, avec le nombre de paires de chaque case :
publier une seule des deux sans nommer la convention ferait passer un
choix de méthode pour un fait.
Nature d'une abstention
consigne de groupe, retrait individuel, ou indéterminée — sur le total des abstentions
Une abstention prend son sens de la position du groupe ce jour-là. Si le
groupe s'abstient aussi, c'est une consigne : une décision
collective de ne pas trancher. S'il vote pour ou contre, c'est un
retrait : une façon discrète de ne pas suivre.
Reste un troisième cas, et il compte : quand le groupe n'avait
aucune ligne — aucune position n'y réunissait la majorité absolue des
suffrages — il n'y a ni consigne à suivre ni consigne à quitter.
L'abstention est alors indéterminée. Elle n'est pas écartée du
calcul : elle est comptée comme telle, et les trois parts portent
sur l'ensemble des abstentions. Les répartir de force entre les deux
premières catégories inventerait une information ; les écarter sans
le dire ferait porter les pourcentages sur un sous-ensemble muet.