Avant de regarder
Ce que vous allez voir
Imaginez un immense tableau à double entrée. Les 574 députés en
ligne, les mêmes 574 en colonne. À l'intersection de deux
d'entre eux, une case : la part des scrutins où ils ont voté la
même chose. Plus la case est foncée, plus les deux votent pareil.
Un tableau de 574 sur 574, cela fait 164 451 cases.
Aucune ne peut porter d'étiquette : elles sont trop petites. C'est
justement l'intérêt — on ne regarde plus des députés, on regarde une
forme. Pour retrouver une paire précise, nommez les deux
députés plutôt que de viser une case : le taux d'accord
s'affiche avec, comme partout sur ce site, le nombre de scrutins sur
lequel il a été calculé.
Ce qui compte le plus
L'ordre des lignes n'a pas été choisi par nous
Un tableau comme celui-ci ne veut rien dire tant qu'on n'a pas dit dans
quel ordre les députés sont rangés. Si on les rangeait par groupe, on
verrait des carrés — et on n'aurait rien appris : on aurait dessiné
le classement qu'on a soi-même imposé.
Ils sont donc rangés le long de l'axe estimé à partir de leurs seuls
votes, décrit sur la page Méthode. Ce
modèle ne connaît ni les noms des groupes, ni les étiquettes politiques,
ni qui siège où : il ne voit que des « pour » et des « contre ».
S'il fait apparaître des blocs, c'est que les votes eux-mêmes en contiennent. Et le classement produit ses propres démentis : Yaël Braun-Pivet (EPR) et Pascal Lecamp (DEM) ne siègent pas dans le même groupe et votent pourtant pareil 100 % du temps sur 79 scrutins, tandis que Philippe Vigier et Patricia Maussion, tous deux DEM, tombent à 41 % sur 59. Le bouton « rangés par groupe » permet de comparer les deux mises en ordre.