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Ce que ce site a publié de faux

Corrections

Chaque erreur trouvée dans un chiffre publié ici, ce qu'elle valait, et ce qu'elle vaut maintenant. 21 corrections

Le pied de page de ce site promet qu'un chiffre faux est corrigé publiquement. Cette page est l'endroit où cette promesse s'exécute : si une correction n'y figure pas, elle n'a pas été rendue publique.

Un registre de corrections n'est pas un aveu de faiblesse. C'est ce qui distingue un chiffre qu'on peut citer d'un chiffre qu'on doit croire. Un site qui n'a jamais rien corrigé n'a jamais rien vérifié.

Comment lire cette page

Une entrée sert à retrouver ce qu'on avait lu

Chaque entrée dit ce qui était faux, pourquoi ça l'était, et de combien le chiffre a bougé. C'est le minimum pour que quelqu'un qui aurait cité l'ancienne valeur — dans un article, un mémoire, une intervention — sache s'il doit se corriger à son tour.

Chaque entrée porte l'empreinte du correctif dans le dépôt de code : on peut aller lire la ligne exacte qui a changé, et les tests qui empêchent l'erreur de revenir.

Trois natures de correction sont distinguées. Un chiffre faux : un nombre affiché n'était pas le bon. Une méthode corrigée : le nombre ne change pas ou peu, mais ce qu'il mesure n'était pas ce qui était annoncé. Un défaut du site : ni l'un ni l'autre, la page elle-même.

Le registre

  1. 15 août 2026 site

    Le texte de loi derrière chaque scrutin

    Ce qui était faux. Le site n'a jamais publié le nom de la loi sur laquelle portait un scrutin, ni de lien vers son dossier législatif, en affirmant dans son code que la source ne le renseignait pas. La source le renseigne : 2 608 des 8 434 scrutins de la législature portent le nom de leur loi et l'identifiant de son dossier, dont 73 des 245 votes qui engagent. Ces 2 608 rattachements étaient perdus à la lecture des fichiers, et l'absence était présentée comme une lacune de l'Assemblée.

    Pourquoi. Dans les JSON de l'Assemblée, dossierLegislatif n'est pas une chaîne mais un objet à deux champs — le titre de la loi et la référence du dossier. Le parseur lui appliquait la fonction qui extrait une valeur textuelle, laquelle rend None sur un objet dépourvu de champ #text. La colonne sortait donc nulle sur les 8 434 lignes, sans qu'aucune erreur ne soit levée. Le plus grave n'est pas le bug, c'est ce qu'on en a conclu. Deux commentaires du code — dans la définition de la table des scrutins, et dans le module qui calcule les intervalles de confiance — affirmaient que « la source ne remplit jamais dossierLegislatif », et le second justifiait par là un choix de méthode : faute de dossier, le bootstrap regroupe les scrutins par séance. Une conclusion tirée de notre propre défaut de lecture avait été écrite comme un fait sur les données de l'Assemblée, puis avait servi d'argument.

    Ce que ça change. Aucun chiffre publié ne change. Le rattachement récupéré fait apparaître le titre de la loi et le lien vers son dossier sur les pages de vote qui en disposent, et permet de compter les amendements déposés sur chaque loi. La lacune restante est datée et publiée comme telle : l'Assemblée ne renseigne ce champ que depuis le 26 mars 2026 — 2 des 5 824 scrutins antérieurs, la totalité des 2 606 postérieurs. Les 172 votes qui engagent sans dossier affichent la phrase qui le dit, et non un lien manquant en silence. Le regroupement du bootstrap reste la séance : une colonne remplie à 31 % ne peut pas servir de bloc de rééchantillonnage, et le commentaire qui justifiait ce choix dit désormais pourquoi, au lieu d'invoquer un champ prétendument vide.

    Pages concernées : Les 245 pages de vote, l'onglet « Les votes » · correctif bbcdbea

  2. 15 août 2026 chiffre

    Qui siégeait le jour du scrutin

    Ce qui était faux. Les pages de vote annonçaient un nombre de députés en fonction supérieur au nombre de sièges de l'Assemblée : 581 sur la page du scrutin du 2 juin 2026, et jusqu'à 636 sur les scrutins d'octobre 2024, là où l'article 24 de la Constitution en plafonne l'effectif à 577. Les députés en trop étaient publiés comme absents de votes auxquels ils ne pouvaient pas prendre part. 261 214 couples député × scrutin étaient déclarés dans le mandat à tort, soit 6,8 % de toutes les absences publiées par le site, réparties sur 86 députés. Les taux de présence de ces 86 députés étaient calculés sur un dénominateur qui comptait des scrutins tenus avant leur entrée en fonction, ou pendant une interruption de leur mandat.

    Pourquoi. Deux défauts empilés, tous deux dans la reconstruction des dates de mandat. Le premier est une lecture de la source. Le champ dateDebut d'un mandat ne date pas l'entrée en fonction du député : l'Assemblée y inscrit la date d'ouverture de la législature pour tous les mandats, y compris ceux de remplaçants entrés deux ans plus tard — 584 des 677 mandats de la 17ᵉ portent la même valeur. La date d'entrée effective est publiée à côté, dans mandature/datePriseFonction, et ce champ n'était pas lu. Une suppléante entrée en fonction le 5 août 2026 était donc réputée siéger depuis le 7 juillet 2024. Le second est une simplification de modèle. Un mandat était résumé par un intervalle unique, de la première entrée à la dernière sortie. Or un mandat peut être interrompu : un député nommé au Gouvernement rend son siège à son suppléant, puis le reprend, et la source publie alors deux mandats séparés par un trou de plusieurs mois. 29 mandats de cette législature sont dans ce cas. L'intervalle unique comblait le trou, plaçant le titulaire en fonction pendant qu'il était ministre — et son suppléant en fonction en même temps que lui. Les deux défauts se rejoignent au même endroit : deux personnes occupaient la même circonscription à la même date. C'est la forme sous laquelle l'erreur était visible, et personne ne la regardait — aucun des 230 tests du dépôt ne comptait de députés. Un effectif faux ne contredit aucune formule.

    Ce que ça change. L'éligibilité est désormais une union d'intervalles, bornée par la prise de fonction réelle. Sur la page du scrutin du 2 juin 2026, l'effectif passe de 581 à 577 et le relevé s'additionne : 212 pour, 364 absents, 1 empêché. Sur les 8 434 pages de vote, l'effectif publié ne dépasse plus jamais 577 ; il lui est parfois inférieur, et la page dit alors combien de sièges étaient vacants. Les taux de présence des 86 députés concernés changent, parfois du tout au tout, tous à la hausse — aucun n'était surestimé. Quelques exemples, sur l'ensemble des scrutins : Pauline Cestrières 10,2 % → 40,0 % ; Emmanuelle Hoffman 11,4 % → 27,9 % ; Astrid Panosyan-Bouvet 21,0 % → 35,4 % ; Stéphanie Rist 13,7 % → 18,3 % ; Marie-Christine Dalloz 17,4 % → 18,4 %. Une députée entrée en fonction après le dernier scrutin publié affichait 0 % de présence sur 8 434 scrutins ; sa fiche dit maintenant qu'aucun scrutin ne relève de son mandat. Six invariants sont désormais vérifiés sur l'intégralité des données avant que la moindre page ne soit écrite, et leur échec arrête la publication au lieu de l'assortir d'un avertissement : au plus 577 députés en fonction à chaque date, une seule personne par circonscription, aucun suffrage attribué hors mandat, un relevé dont les six statuts partitionnent l'effectif, et des totaux identiques à ceux que publie l'Assemblée sur les 8 434 scrutins. Un test de régression réinjecte l'ancien calcul et vérifie que les contrôles le refusent. Les pages de vote et la page Méthode expliquent désormais l'écart aux 577 sièges quand il existe, ce que « hors mandat » recouvre, et le cas du mandat interrompu. La note méthodologique porte la définition corrigée.

    Pages concernées : Les 245 pages de vote, les fiches des 86 députés concernés, la page Méthode · correctif 743c002

  3. 15 août 2026 site

    La composition des « votes qui engagent », sur la page Méthode

    Ce qui était faux. La page Méthode définissait les votes qui engagent comme « les scrutins sur l'ensemble d'un texte, les motions de censure et les déclarations de politique générale ». La phrase de l'accueil disait la même chose. Les déclarations de politique générale n'en font pas partie : les 245 votes qui engagent sont 222 votes sur l'ensemble et 23 motions de censure, et les 19 déclarations sont comptées parmi les autres scrutins.

    Pourquoi. La définition avait été écrite à la main dans le gabarit, de mémoire, et jamais confrontée à parse.PORTEES, qui range la catégorie declaration en portée intermédiaire. Le calcul n'a jamais inclus les déclarations : c'est la description qui était fausse, pas le chiffre. C'est la forme la plus discrète de l'erreur que ce site prétend combattre — un dénominateur juste, décrit par une phrase qui ne le décrit pas. N'importe quel lecteur recomptant le chiffre phare du site à partir de la définition publiée trouvait 264 et non 245.

    Ce que ça change. Aucun chiffre ne change : 245 votes qui engagent, avant comme après. La page énonce désormais la composition exacte de l'assiette, et les trois nombres qui la composent sont des jetons remplis par le comptage, non plus une phrase écrite à la main. La note méthodologique donnait déjà la bonne définition.

    Pages concernées : La page Méthode et l'accueil · correctif fbff49d

  4. 15 août 2026 chiffre

    Le rang et la bande de dissidence, fixés par quatre votes

    Ce qui était faux. La distribution de dissidence de l'Assemblée — sa médiane, son minimum, les rangs et la bande des 577 — retenait tous les taux publiés, quel que soit le nombre de scrutins sur lesquels ils étaient mesurés. Les trois seuls députés en exercice à 0,0 % de dissidence étaient précisément ceux dont le groupe n'avait eu de ligne que sur 4, 8 et 25 scrutins. Ils occupaient à eux seuls l'extrémité « discipline » de la population, et leurs fiches s'annonçaient mutuellement « 2 députés sur 576 sont encore plus disciplinés » — alors que personne ne fait mieux que zéro écart et qu'ils étaient à égalité. Une députée dont le mandat a commencé après le dernier scrutin couvert, et dont la fiche dit correctement qu'il n'y a rien à compter, recevait par ailleurs un losange à 0,0 % sur cette même bande, avec une description sonore qui énonçait « 0,0 % » sous une phrase disant que la mesure n'existe pas.

    Pourquoi. La règle existait déjà, écrite et appliquée, mais à une seule mesure. La présence aux votes qui engagent écarte de la distribution de comparaison les taux assis sur moins de 20 scrutins — c'est ce qui a été fait le 14 août quand la présidente de l'Assemblée, à 100 % sur 19 votes, devenait « la députée la plus assidue de la législature ». La dissidence, mesure voisine servie par la même page, n'avait aucun seuil. La note méthodologique en annonçait pourtant un depuis l'origine — un minimum de 50 votes comparables — que le site n'appliquait pas. Le losange à zéro vient du même défaut, une ligne plus loin : le grand chiffre avait sa garde et rendait un tiret cadratin, la bande d'à côté recevait taux ou 0.

    Ce que ça change. La distribution de dissidence passe de 576 à 573 députés. Son minimum passe de 0,0 % — mesuré sur quatre votes — à 0,3 %. Les rangs et la position des losanges se décalent en conséquence sur les 577 fiches ; la médiane de l'Assemblée est inchangée à 2,6 %. Les taux des trois députés concernés restent publiés, avec leur dénominateur et leur intervalle : ils sortent de la comparaison, pas du site. La phrase « N députés sont encore plus disciplinés » compte désormais les taux strictement inférieurs, et dit « personne ne s'écarte moins souvent » quand c'est le cas, au lieu de compter les ex æquo comme des supérieurs. Une bande sans mesure n'est plus dessinée du tout. Le seuil est nommé (analyze.MIN_VOTES_LIGNE), il est celui de la note, et un test vérifie que les deux ne peuvent plus diverger.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député · correctif fbff49d

  5. 15 août 2026 site

    L'assiette réelle de la position estimée

    Ce qui était faux. Chaque fiche annonçait une position « estimée à partir de ses N votes sur les textes qui engagent », N étant le nombre de suffrages du député sur les 245 votes qui engagent. Le modèle n'en utilise pas autant : il est estimé sur 127 de ces 245 scrutins, et il ne lit que les « pour » et les « contre ». Les 23 motions de censure en sortent toutes. La largeur de l'intervalle était expliquée par la même quantité surestimée.

    Pourquoi. Le modèle de points idéaux applique trois filtres avant d'estimer : il ignore les abstentions, parce qu'il est binaire ; il écarte les scrutins quasi unanimes, qui n'ordonnent personne ; il écarte ceux qui ont trop peu de votants. Les motions de censure tombent sous le deuxième : la source n'y publie ni « contre » ni abstention — seuls les soutiens de la motion votent — de sorte que la position minoritaire y est nulle par construction. Ces filtres étaient documentés dans le code et dans la note. Ce qui manquait, c'est leur conséquence chiffrée servie jusqu'à la fiche : le site parlait de l'assiette qu'il avait offerte au modèle, pas de celle que le modèle avait retenue.

    Ce que ça change. Aucune position ni aucun intervalle ne change. La fiche annonce désormais le nombre de « pour » et de « contre » de ce député que le modèle a effectivement lus, et le nombre de scrutins retenus ; les deux viennent du modèle lui-même et non d'un recomptage. La page Méthode publie l'écart entre 245 et 127 et dit pourquoi les motions de censure en sortent. La note méthodologique porte la même précision.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député et la page Méthode · correctif fbff49d

  6. 15 août 2026 site

    Une seule dimension, présentée comme un résultat de test

    Ce qui était faux. La page Méthode écrivait : « Nous ne retenons qu'une seule dimension. Un second axe n'est ajouté que s'il prédit mieux des votes que le modèle n'a pas vus, ce qui se teste — et ne se suppose pas », puis que la seconde dimension « serait décorative ». Le test dit l'inverse. Sur les données de référence, la qualité de prédiction hors échantillon passe de 0,81 à une dimension à 0,93 à deux. Le second axe n'est pas décoratif : il prédit nettement mieux des votes que le modèle n'a pas vus.

    Pourquoi. La page énonçait une règle de sélection sans jamais publier le résultat de son application, et la règle plaidait contre ce que le site fait. Le README et le notebook du dépôt concluaient depuis longtemps que deux dimensions se justifient — l'axe 1 oppose LFI au reste, l'axe 2 le RN au reste. La page Méthode n'avait pas suivi. La vraie raison de n'en publier qu'une est éditoriale et n'avait jamais été écrite : tout ce qu'une fiche affirme d'une position se lit sur une ligne, et deux axes affichés ensemble forment un plan — c'est-à-dire une carte politique, que ce site refuse de publier.

    Ce que ça change. Aucune position ne change : le site publiait déjà une seule dimension et continue. La page dit maintenant que c'est un choix de publication et non un résultat de test, publie les deux valeurs d'ajustement — mesurées à chaque génération, non écrites à la main — et énonce la conséquence : la position affichée résume par une seule coordonnée une Assemblée qui en demande au moins deux, et deux députés que le second axe sépare peuvent apparaître au même endroit. La note méthodologique porte la même section.

    Pages concernées : La page Méthode · correctif fbff49d

  7. 15 août 2026 site

    Le rattachement au dossier législatif, déclaré absent de la source

    Ce qui était faux. La page Méthode écrivait, à propos du regroupement des scrutins pour le bootstrap : « Le dossier législatif serait un meilleur niveau de regroupement encore ; l'open data ne le renseigne pas. » Le README affirmait de même que le champ « est nul dans les 8 434 fichiers source : ce n'est pas un défaut de parsing, la donnée n'y est pas ». La source le renseigne depuis le 26 mars 2026, sur 73 des 245 votes qui engagent, répartis sur 61 dossiers distincts.

    Pourquoi. C'était bien un défaut de parsing, corrigé la veille : dossierLegislatif est un objet {libelle, dossierRef} auquel le code appliquait une fonction qui n'extrait que du texte, et qui rendait donc None sur les 8 434 lignes. Le commentaire du code en avait conclu par écrit que la source ne remplissait jamais ce champ, et cette conclusion avait été recopiée dans le README puis sur le site, où elle servait à justifier un choix de méthode. Le champ corrigé, les pages de scrutin disaient déjà correctement « la source ne rattache pas ce scrutin à un dossier » avec la date de bascule, pendant que la page Méthode continuait d'affirmer que la source ne le fait jamais. Le site se contredisait d'une page à l'autre.

    Ce que ça change. Le regroupement du bootstrap ne change pas : il reste la séance, 173 paquets pour 245 votes. C'est le comportement correct — blocs_de_scrutins écarte toute colonne comportant une valeur nulle, et le dossier manque sur la première moitié de la législature. Seule la justification était fausse. La page dit maintenant depuis quelle date et sur combien de scrutins la source renseigne le dossier, et que le regroupement changera quand la lacune sera résorbée.

    Pages concernées : La page Méthode et le README du dépôt · correctif fbff49d

  8. 15 août 2026 site

    La provenance des totaux d'un scrutin

    Ce qui était faux. Le pied de page de chaque page et la page Méthode affirmaient qu'« aucun chiffre publié par l'Assemblée n'est repris tel quel » et que « les totaux affichés ici sont recalculés depuis les votes individuels ». Les totaux d'un scrutin — les « pour », les « contre », les abstentions — sont ceux que l'Assemblée publie dans la synthèse de son fichier. Ils sont recomptés depuis le dépouillement nominatif et confrontés aux siens, mais ce sont bien les siens qui sont affichés.

    Pourquoi. La phrase était vraie des indicateurs — présence, dissidence, accord, position : aucun n'existe dans la source, tous sont calculés ici — et elle a été étendue sans précaution aux totaux bruts, qui sont lus tels quels. La confusion est d'autant plus regrettable que le contrôle qui les vérifie existe et qu'il est plus fort que ce que la phrase promettait : un écart, un seul, sur l'un des 8 434 scrutins, arrête la publication entière.

    Ce que ça change. Aucun chiffre ne change. Les pages distinguent maintenant ce qui est calculé de ce qui est repris puis recompté, et nomment le contrôle qui l'atteste. Une affirmation exacte et vérifiable remplace une affirmation flatteuse et fausse.

    Pages concernées : Toutes les pages du site, par le pied de page, et la page Méthode · correctif fbff49d

  9. 14 août 2026 chiffre

    Présence aux votes de la présidente de l'Assemblée

    Ce qui était faux. La présence aux votes qui engagent de la présidente de l'Assemblée nationale était publiée à 8,6 % — 19 votes exprimés sur 221 — ce qui la plaçait au dernier rang de l'Assemblée. Le taux exact est 100 % : 19 votes exprimés sur les 19 scrutins où elle n'était pas empêchée de voter. Elle n'a manqué aucun des votes auxquels elle pouvait prendre part.

    Pourquoi. Le président de l'Assemblée ne vote pas tant qu'il préside. La source le dit explicitement, scrutin par scrutin, par le motif de non-vote « PAN ». Ce motif manquait à la liste des causes structurelles du code, qui ne contenait que le membre du Gouvernement et le président de séance : ses 7 508 non-votes restaient donc au dénominateur de présence, comme s'il s'agissait d'absences. La liste contenait par ailleurs un code « PDS » qui ne correspond à aucune ligne de la source, et glosait deux codes différents par « président de séance ». Elle avait été écrite d'après une supposition sur la nomenclature de l'Assemblée, jamais confrontée aux motifs réellement présents dans les fichiers. C'est exactement l'erreur que la mesure prétendait écarter : le site a publié comme de l'absentéisme ce que la source désignait comme une fonction incompatible avec le vote.

    Ce que ça change. Présidente de l'Assemblée : 8,6 % (19/221) → 100 % (19/19) sur les votes qui engagent. Elle passait du dernier rang au premier. Quarante-six députés voient leur dénominateur de présence corrigé, ceux qui ont présidé une séance ou exercé une fonction ministérielle ; pour eux le retrait est marginal, l'écart étant concentré sur la seule titulaire du perchoir. La médiane de l'Assemblée est inchangée à 41 %. Un test verrouille désormais les deux sens de l'erreur : toute cause de non-vote présente dans la source doit être explicitement classée comme structurelle ou non, et toute cause déclarée structurelle doit exister dans la source.

    Pages concernées : La fiche de la présidente de l'Assemblée, l'annuaire, l'accueil, Méthode · correctif 0384307

  10. 14 août 2026 site

    Le chiffre de tête d'une mesure absente

    Ce qui était faux. La fiche d'un député dont la source ne publie aucun vote nominatif affichait « 0,0 % » en très gros caractères, comme chiffre de présence, de délégation et d'écart à la ligne. Le paragraphe placé juste en dessous expliquait au même moment que « nous préférons une case vide à un zéro trompeur ». Le texte avait raison et le chiffre le démentait ; c'est le chiffre qu'on lit.

    Pourquoi. Le générateur passait pct(valeur or 0) au gabarit : une mesure absente traversait la frontière en zéro, et rien en aval ne pouvait plus distinguer « zéro pour cent » de « pas de mesure ». La couche rédactionnelle, elle, testait bien l'absence et produisait le bon texte — les deux couches ne se parlaient pas. C'est exactement l'erreur que le site reproche à tout le monde, et il la commettait sur ses trois mesures de tête à la fois.

    Ce que ça change. Une fiche sur 577 est concernée — celle du seul député en exercice dont la source ne publie aucun suffrage — et ses trois mesures de tête à la fois : « 0,0 % » → « — » sur la présence, sur la délégation et sur l'écart à la ligne. Aucun taux réel ne change ; les zéros réellement mesurés — un député qui n'a jamais délégué, un député qui ne s'est jamais écarté de sa ligne — continuent de s'afficher « 0,0 % », parce qu'ils sont exacts. Le chiffre de tête de toute mesure passe désormais par grand_chiffre(), qui rend un tiret cadratin quand la valeur est absente.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député · correctif fb5d5e6

  11. 13 août 2026 methode

    Largeur de l'intervalle de la position estimée

    Ce qui était faux. Les intervalles publiés autour de la position estimée étaient environ 10 % trop courts, et ils changeaient de façon visible d'une exécution à l'autre du même calcul sur les mêmes données.

    Pourquoi. Le nombre de rééchantillonnages était fixé à 40, au motif qu'« au-delà, les bornes ne bougent plus ». C'était une affirmation, jamais mesurée — le genre même d'affirmation que ce site refuse partout ailleurs. Avec si peu de tirages, les quantiles extrêmes se resserrent vers le centre, et le bruit de tirage reste du même ordre que ce qu'on cherche à mesurer.

    Ce que ça change. Mesuré contre une référence à 2 000 rééchantillonnages, sur dix répliques indépendantes : à 40, une borne variait de 0,041 selon la graine — 10,0 % de la largeur qu'elle borne — et l'intervalle sortait 0,042 trop court, soit 10,2 %. À 500, ces deux quantités tombent à 2,9 % et 1,5 %. Le nombre passe donc à 500, et une génération complète y gagne moins de deux minutes de calcul.

    Pages concernées : Les fiches de député, Méthode · correctif 0f50b1b

  12. 13 août 2026 chiffre

    Présence aux votes qui engagent

    Ce qui était faux. Deux chiffres coexistaient pour la même mesure. analyze.participation() retirait du dénominateur les non-votants structurels — ministres, présidents de séance — ; la fiche de député refaisait la division de son côté sans ce retrait, et affichait donc une présence plus basse que la vraie.

    Pourquoi. Le calcul était écrit à deux endroits. Celui du générateur de site avait été écrit en premier et n'a pas suivi la correction apportée à l'autre.

    Ce que ça change. Jusqu'à 12,5 points d'écart entre les deux chiffres, sur 43 députés. Il n'existe plus qu'une fonction ; elle renvoie le dénominateur qu'elle a divisé, et la fiche affiche ce nombre-là en nommant ses deux retraits.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député, l'annuaire · correctif aaf78dd

  13. 13 août 2026 chiffre

    Scrutins qui ont basculé

    Ce qui était faux. Le nombre de scrutins dont l'issue tenait à peu de voix était surévalué : le décompte incluait des égalités où rien ne basculait.

    Pourquoi. Le seuil de bascule n'est pas le même selon le résultat. L'égalité fait échouer une adoption, mais ne suffit pas à emporter un rejet. La condition a >= e, appliquée aux deux cas, comptait donc des scrutins qui n'ont jamais failli changer de sens.

    Ce que ça change. 752 scrutins avant, 717 après.

    Pages concernées : Méthode · correctif aaf78dd

  14. 13 août 2026 methode

    Accord entre deux groupes

    Ce qui était faux. Un seul taux d'accord entre groupes était publié, sans que la convention de calcul soit nommée. Il en existe deux, qui répondent à deux questions différentes : la moyenne des taux de paires donne le même poids à chaque paire de députés, le taux agrégé donne le même poids à chaque vote.

    Pourquoi. Le choix avait été fait sans être documenté. Publier une convention sans la nommer fait passer une décision de méthode pour un fait.

    Ce que ça change. Les deux conventions s'écartent de 4,38 points. Les deux sont désormais calculées, publiées avec leur nombre de paires, et la carte bascule de l'une à l'autre.

    Pages concernées : Qui vote avec qui · correctif aaf78dd

  15. 13 août 2026 chiffre

    Décomposition de l'abstention

    Ce qui était faux. Les abstentions dont le groupe n'avait pas de ligne étaient écartées en silence. Les parts publiées portaient donc sur 89,9 % des abstentions, et rien ne le disait — un lecteur qui les additionnait n'obtenait pas le total.

    Pourquoi. La décomposition ne prévoyait que deux catégories, consigne suivie et retrait individuel. Les cas sans ligne de groupe n'entraient dans ni l'une ni l'autre et disparaissaient du dénominateur.

    Ce que ça change. Une troisième catégorie « indéterminée » les compte. Les trois parts portent maintenant sur le total des abstentions.

    Pages concernées : Méthode · correctif aaf78dd

  16. 13 août 2026 methode

    Intervalle de la position estimée

    Ce qui était faux. Les intervalles publiés autour de la position estimée étaient trop serrés : ils traitaient les scrutins comme des observations indépendantes.

    Pourquoi. Les scrutins d'une même séance portent sur le même texte, dans le même rapport de force, et se ressemblent beaucoup plus que deux scrutins tirés au hasard dans la législature. Les rééchantillonner un par un revenait à faire comme si l'échantillon comptait 245 observations indépendantes.

    Ce que ça change. Le rééchantillonnage tire désormais des blocs entiers — le dossier législatif quand la source le renseigne, la séance sinon. Les 245 scrutins forment 173 paquets, et les intervalles se sont élargis en conséquence.

    Pages concernées : Les fiches de député, Méthode · correctif aaf78dd

  17. 13 août 2026 chiffre

    Cohésion des groupes

    Ce qui était faux. La cohésion d'un groupe portait sur tous les députés y ayant siégé depuis 2024, alors qu'elle était affichée à côté d'un effectif ne comptant que les députés en exercice. Les deux nombres décrivaient deux assemblées différentes.

    Pourquoi. Le filtre « en exercice » était appliqué à l'effectif et pas au calcul de cohésion.

    Ce que ça change. Le calcul et l'effectif portent désormais sur la même population, les députés en exercice. Une cohésion lue à côté d'un effectif décrit maintenant bien le groupe que cet effectif dénombre.

    Pages concernées : Accueil, les fiches de député · correctif aaf78dd

  18. 13 août 2026 methode

    Sujets qui montent

    Ce qui était faux. Le score des sujets divisait un nombre d'occurrences par un nombre de documents. Ce n'est pas un taux : un terme martelé dix fois dans un même exposé des motifs pesait dix fois.

    Pourquoi. Le numérateur comptait les occurrences, le dénominateur comptait les documents. Deux unités différentes de part et d'autre de la division.

    Ce que ça change. On mesure la part des documents qui mentionnent le terme, on teste sous une loi binomiale, et on contrôle le taux de fausses découvertes — à plusieurs milliers de termes par semaine, 5 % sans correction laissait passer plus de faux signaux que de vrais.

    Pages concernées : Aucune : la mesure n'est pas encore publiée sur le site · correctif aaf78dd

  19. 12 août 2026 chiffre

    Parts de cosignatures entre groupes

    Ce qui était faux. Les parts de cosignatures d'un groupe totalisaient entre 0,40 et 0,80 au lieu de 1, avec un déficit variable d'un groupe à l'autre. Les groupes n'étaient donc pas comparables entre eux — le seul usage qu'on puisse faire d'une part.

    Pourquoi. La matrice des cosignatures est symétrique : à l'intérieur d'un groupe, chaque paire y figure deux fois, et sa diagonale porte le nombre d'amendements signés par chaque député, pas des liens. Le numérateur en tenait compte, le dénominateur non.

    Ce que ça change. Même convention partout : chaque paire une fois, la diagonale jamais. La part LFI→ECOS passe de 0,1 % à 0,3 %. Quatre tests verrouillent la propriété, dont l'invariance à la diagonale.

    Pages concernées : Aucune : la mesure n'est pas encore publiée sur le site · correctif bac3dfb

  20. 12 août 2026 methode

    Ligne du groupe, et écarts à cette ligne

    Ce qui était faux. La ligne d'un groupe était sa position la plus fréquente. Or il y a trois positions possibles et non deux : « la plus fréquente » ne veut pas dire « majoritaire ». Un groupe qui vote 5 pour, 7 contre et 5 abstentions avait ainsi une ligne à 41 %, et ses dix autres membres étaient comptés comme s'écartant d'une consigne qui n'existait pas.

    Pourquoi. Le calcul confondait un groupe qui n'a pas tranché avec un groupe dont une partie enfreint une consigne.

    Ce que ça change. Une ligne doit désormais dépasser la majorité absolue. L'effet est marginal sur les classements — 3,1 % des votes s'écartent de la ligne, contre 3,3 % avant — mais dominant sur les alertes, qui distinguent maintenant « fracture » et « groupe partagé » : quatre des alertes les plus fortes de la semaine du 20 juillet relevaient du second cas.

    Pages concernées : Les 577 fiches de député, l'annuaire, l'accueil · correctif c7a1a1b

  21. 11 août 2026 methode

    Ce que l'abstention veut dire

    Ce qui était faux. Le projet justifiait l'exclusion des abstentions du modèle de positions en affirmant qu'une abstention n'est pas une position intermédiaire. C'était une assertion, pas un résultat — et elle est fausse dans la majorité des cas.

    Pourquoi. L'affirmation n'avait jamais été testée. Elle servait à justifier un choix de modèle qui, lui, restait bon pour une autre raison.

    Ce que ça change. Mesuré hors modèle, en replaçant les abstentionnistes sur un axe estimé sans eux, leur position médiane tombe entre les deux camps dans 71 % des scrutins. La justification publiée est désormais la bonne, et elle est structurelle : le modèle logistique à deux paramètres est binaire par construction. La limite est plus embarrassante que ce qui était écrit — on écarte une position qui porte de l'information — et elle est dite comme telle.

    Pages concernées : Méthode · correctif 537df20

Ce que ce registre ne dit pas

Il ne recense que les erreurs trouvées. Il ne prouve donc pas qu'il n'en reste aucune, et le nombre d'entrées ne mesure rien — ni la qualité du site, ni sa fiabilité. Un registre long peut signaler un projet qui se relit beaucoup ; un registre court, un projet qui se relit peu.

Il ne couvre pas les erreurs de la source. Quand l'open data de l'Assemblée nationale corrige un scrutin, les chiffres de ce site changent au recalcul suivant sans qu'une entrée soit écrite ici : ce n'est pas notre erreur, et nous n'avons pas les moyens de la détecter. La date de calcul, affichée au pied de chaque page, est le seul repère dans ce cas.

Il ne couvre pas non plus l'ajout d'une mesure, le changement d'un texte ou la refonte d'une page : le journal du dépôt les porte tous, avec la même exigence de motif.